Les moines copistes sont, vers le VIe siècle, et donc bien avant l'imprimerie (Gutenberg, XVe s.), des hommes religieux qui avaient pour mission de réécrire à la main des oeuvres, et surtout des livres religieux.
Ce travail était très fastidieux et surtout très long, il a donc fallu innover dans des techniques d'abréviations.
En latin, les mots français "à", "chez", "vers", près de", "selon" ainsi que "jusqu'à" se traduisent tous par ad.
Même si le mot ad est court, il est tellement écrit à l'époque que les copistes ont trouvé cela judicieux de fusionner ces deux lettres en un a avec la barre à droite allongé.
Une fois l'imprimerie développée, qu'a-t-on fait de cette abréviation qui n'était plus si utile ?
L'arobase était alors classée parmi les caractères spéciaux dans un tableau. A ce moment précis, les lettres minuscules sont positionnées en haut et les majuscules + caractères spéciaux en bas.
Pour reconnaître l'arobase et ne pas la confondre, les imprimeurs la distinguait en disant qu'il s'agit du "a", qui a une forme "ronde" et qui se trouve en "bas" du tableau. Ce qui a mené d'abord à A-ROND-BAS puis l'actuelle arobase.
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